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16

Jan

Un espoir face à la peste

  • By isabelle

Un espoir : la résistance à cette maladie appelée “Peste” ?

Il a été montré récemment que certaines populations d’écrevisses à pattes blanches présentaient des caractéristiques de résistance à la peste : des individus arrivent à survivre à une contamination. L’identification, au sein des populations d’Aquitaine, des gènes du système immunitaire de l’écrevisse intervenant dans la résistance à la maladie pourrait permettre d’une part d’émettre des priorités de conservation pour les populations concernées et d’utiliser les individus de ces populations pour des projets de repeuplements ou d’astaciculture.

Etape 1 : Des tests en aquariums sur une espèce indigène élevée en astaciculture

Dans un premier temps pour cette étude, le laboratoire EBI de l’Université de Poitiers a utilisé des écrevisses à pattes rouges, espèce indigène en France, issues d’un élevage situé à Thonnance-lès-Joinville dans l’Est. Il s’agissait de tester le protocole en aquariums sur une espèce indigène sans perturber les populations d’écrevisses naturellement présentes dans les rivières d’Aquitaine.

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Du sang (appelé hémolymphe) a été prélevé sur plusieurs écrevisses puis l’ADN extrait et analysé. Cette prise de sang est un peu plus compliquée que celle pratiquée sur l’Homme car il fallait faire attention à ne pas tuer les individus en prélevant trop de liquide. Le laboratoire a pu déterminer précisant la taille des individus et la quantité maximale de sang à prélever afin de pouvoir reproduire ce protocole sans danger.

Les analyses des échantillons ont permis d’amplifier, à partir de l’ADN, les gènes du système immunitaire de l’écrevisse à pattes rouges et de mesurer pour la première fois certains paramètres intervenant dans la réponse immunitaire de l’écrevisse lors d’une infection par la peste.

Etape 2 : Des tests sur l’écrevisse à pattes blanches en milieu naturel

En 2017, la suite de cette étude est de prélever de l’hémolymphe sur des écrevisses à pattes blanches encore présentes dans les milieux naturels aquitains, notamment au sein de populations ayant subi une contamination par la peste.

Il s’agit de tester le degré d’expression des gènes du système immunitaire afin de voir s’il existe des adaptations locales vis-à-vis de la maladie. Le but à terme est d’émettre des priorités de conservation sur des populations qui pourraient mieux résister à l’infection.